Un rapport dans le BTP promet 300 000 emplois supplémentaires par an

Alors que le secteur du bâtiment connaît actuellement une baisse de l’activité, des députés et des sénateurs proposent de nouvelles réglementations afin d’augmenter l’emploi et améliorer la diffusion des innovations.

Qu’est-ce que l’OPECST ?

L’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST) fut créé en 1983, par l’Assemblée Nationale et le Sénat, car le gouvernement avait des difficultés à diriger une politique uniforme dans les domaines très techniques. À cette fin, l’Office recueille des informations, met en œuvre des programmes d’études et procède à des évaluations. Composé de dix-huit sénateurs et dix-huit députés, l’OPECST est présidé alternativement par un sénateur et par un député. Il est assisté par un conseil scientifique formé de personnalités choisies en raison de leurs compétences.

 

bâtiment et construction

« En atteignant ne serait-ce que la moitié de l’objectif concernant l’effort de rénovation des logements existants, cela représenterait 300 000 emplois supplémentaires par an. »

Quel est l’état actuel du marché de la construction ?

Le marché de la construction d’immeubles individuels ou collectifs est en forte régression (moins de 300 000 logements en 2013), détruisant au passage 25 000 emplois. Le marché du renouvellement des équipements a baissé de 7 à 8 % l’an dernier. La construction est donc au ralenti, alors que des bâtiments, jugés vétustes, attendent encore une rénovation. Comment faire alors pour redynamiser le marché ?

Que dit le rapport ?

Le rapport du député PS Jean-Yves Le Déaut et du sénateur UDI Marcel­ Deneux sur « Les freins réglemen­taires à l’innovation en matière d’économies­ d’énergie dans le bâtiment » a été rendu public, le 9 juillet dernier, dans une relative indifférence. L’OPECST a, fait rarissime, adopté le rapport à l’unanimité. Une discussion­ du projet de loi sur la transition énergétique porté par la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Ségolène Royal, est justement prévue dès la rentrée au Parlement. Le constat est clair, le marché du bâtiment est trop conservateur et il faut libérer les innovations. Dans leur rapport, les parlementaires ont calculé qu’en atteignant ne serait-ce même que la moitié de l’objectif concernant l’effort de rénovation des logements existants, cela représenterait 300 000 emplois supplémentaires par an. Beaucoup d’entreprises proposent des solutions quant à la rénovation, mais les fluctuations de la réglementation sur leurs activités dans la rénovation thermique, par exemple, empêchent les industriels de mener des projets à bien. L’enjeu justifie largement une volonté « d’avancée significative » dans le projet de loi sur la transition énergétique. Mais il faudra attendre Septembre pour voir si le gouvernement suivra ces indications.